Incinération des déchets à Volos

Le problème

Volos, une ville au centre de la Grèce à 350km au nord d’Athènes, est une ville entouré d'industries. La plus proche d'entre elles, la cimenterie AGET-LAFARGE-HOLCIM, n'est qu'à quelques centaines de mètres de la ville. En 2013, l'entreprise a demandé et obtenu l'autorisation d'utiliser le RDF pour ses besoins énergétiques. La combustion de ce matériau libère des polluants extrêmement dangereux à la fois pour l'environnement et pour la santé des habitants de Volos et des environs.


AGET-LAFARGE-HOLCIM

La cimenterie AGET n'est qu'à quelques centaines de mètres de la ville de Volos et de la ville d'Agria. Elle a été autorisé à brûler 200 000 tonnes de déchets (RDF) par an, sans la technologie appropriée, sans système de contrôle et sans la volonté politique pour garantir que les produits à incinérer répondent aux exigences fixées par la législation environnementale européenne. L'odeur insupportable et toxique de plastique brûlé est un phénomène courant dans la ville de Volos.


Le carburant

Le «RDF» est un mélange de déchets organiques et inorganiques d'origine urbaine ou industrielle. L'attrait pour l’utiliser comme source d'énergie est grand car il est peu coûteux - dans certains cas son utilisation peut être subventionnée - et il a une bonne efficacité énergétique. Ce matériau est pulvérisé et injecté sous pression dans le four où il brûle. Bien que des règles internationales aient été établies pour la composition du matériau avec le moins de dommages possible pour l'environnement, il est pratiquement impossible de contrôler efficacement les quantités qui ont été autorisées à brûler par AGET. En outre, AGET accepte des chargements provenant de pays où la gestion des déchets est particulièrement problématique, avec le risque que les déchets soient beaucoup plus dangereux (par exemple, forte teneur en plastique, déchets hospitaliers, substances radioactives). La combustion du RDF libère des dioxines et des furanes dans l'atmosphère, des substances hautement toxiques qui se diffusent non seulement dans l’air mais se déposent aussi au sol, pénètrent dans l'aquifère, contaminant ainsi l'environnement de manière permanente et cumulative.


La municipalité, la région, l'État

Malheureusement, l'État considère l'incinération des ordures ménagères et industrielles comme un moyen facile de gérer les déchets et comme une opportunité pour la rentabilité des grandes entreprises, ignorant l'impact environnemental et sanitaire. Dans le même esprit, la Région de Thessalie finance la création d'une unité de production de RDF dans la décharge de Volos afin d'approvisionner AGET avec ce «carburant», qui sera préparé à partir de déchets non seulement de Volos, mais aussi d'autres régions de Grèce et de pays tiers.

La municipalité de Volos, directement intéressée, au lieu de s'opposer à ce projet, le soutient pleinement au détriment de l’environnement et au mépris de la santé des citoyens de la ville.


Citoyens / Institutions

La grande majorité des citoyens sont contre le projet d'incinérations des ordures ménagères et industrielles au sein de la cimenterie AGET. Lors du référendum organisé par le comité de lutte des citoyens de Volos le jour des élections européennes, 5 216 citoyens ont participé, qui ont voté contre l'incinération des ordures à 98,51%. La majorité des citoyens de la ville de Volos, comme l'Association médicale de Magnésie, les associations des parents, des élèves, des étudiants et des professeurs ont également exprimé leur opposition au projet d'incinération des ordures ménagères et industrielles au sein de la cimenterie AGET-LAFARGE-HOLCIM.